COMMUNIQUE
Répression violente par l'armée
libanaise d'un sit-in pacifique pour la
libération des Libanais
détenus en Syrie
Une pétition pour la
libération des Libanais détenus en Syrie, lancée récemment
par les amicales étudiantes de
l'Université Saint Joseph et les sections
estudiantines de différents
partis d'opposition a recueilli 10000 signatures
dans les universités
libanaises.
De nombreux étudiants,
auxquels s'étaient joints les représentants de SOLIDE
(Support Of Lebanese In
Detention ans Exile) et les représentants du Comité des
familles de détenus libanais
en Syrie, ont manifesté pacifiquement ce matin au
siège de l'ESCWA (Bureau
régional des Nations Unies) à Beyrouth ; une délégation
avait rendez-vous avec Monsieur
RAWDHA, chargé des droits de l'Homme auprès de
l'ESCWA, en vue de lui remettre
ladite pétition, et de solliciter l'intervention
des Nations Unies en faveur des
Libanais détenus et disparus en territoire
syrien.
L'armée libanaise est
intervenue violemment pour disperser la manifestation, et
a empêché la délégation de
se rendre à son rendez-vous. Des lances à eaux ont
été utilisées et des
militaires ont frappé les manifestants, y compris les
familles de détenus, et Ghazi
AAD, responsable de SOLIDE, dont la chaise
roulante a été cassée. Au
moins un étudiant, Tony ORIAN, a dû être transporté à
l'hôpital.
Le mouvement SOLIDA (Soutien
aux Libanais Détenus Arbitrairement) est indigné
par cet usage de la force pour
réprimer une nouvelles fois une manifestation
pacifique, et par le fait qu'un
rendez-vous avec un responsable des Nations
Unies ait été interdit par
les autorités du Liban.
SOLIDA demande aux autorités
libanaises qu'une enquête soit ouverte sur les
violences de ce matin et que
leurs auteurs soient punis, et appelle les
responsables libanais à s'intéresser
réellement à la question des Libanais
détenus et disparus, en Syrie,
comme au Liban et en Israël.
Paris, le 7 Avril 2004